
COMPAGNIE PASSAGE D'ANIMAUX SAUVAGES
Rémi Fortin
Région Hauts-de-France
La Compagnie « Passage d’Animaux sauvages » est née en 2023, à Lille (Hauts-de-France). Fondée par le comédien Rémi Fortin, elle est destinée principalement à porter les projets de celui-ci, et de celles et ceux qui l’accompagnent. Acteur-créateur et catalyseur d’équipe sans être, à proprement parler, metteur-en-scène, il porte des projet lorsqu’il lui semble avoir une intuition forte. Il a créé son premier spectacle au sein d’une compagnie complice, L’Ecole Parallèle Imaginaire, dirigée par Simon Gauchet, Le Beau Monde. Ce spectacle a gagné le prix Impatience 2022 et est repris en juillet 2023 aux Nuits de Fourvière, au Festival d’Avignon, au 104 en septembre, puis en tournée. Comme le panneau routier dont elle tire son nom, et sur lequel sont dessinées de petites biches stylisées, la Compagnie Passage d’Animaux Sauvages rassemblera celles et ceux qui sont à la recherche de l’étrange poésie qui surgit là où on ne l’attend pas vraiment. Comme dans le fragment du spectacle Le Beau Monde dont elle tire son nom, elle se veut modeste, agile et joyeuse. Comme les biches du panneau, elle conviera à travailler en son sein celles et ceux qui aiment à sautiller par-dessus les barrières esthétiques, à questionner les imaginaires et les évidences, à introduire du trouble sur les autoroutes.
Rémi FORTIN
Rémi Fortin est entré en 2013 à l’école du TNS. Depuis sa sortie en juin 2016, il a joué au théâtre sous la direction de Mathieu Bauer, Simon Delétang, Adèle Gascuel, Thomas Jolly, Frédéric Sonntag, Christophe Laluque, Anne Théron, Cendre Chassanne, Olivier Martin-Salvan, Simon Gauchet. A la radio, il travaille avec Blandine Masson, Chris Hocké,Laure Egoroff, Juliette Heynemann. Au cinéma, sous la direction de Loïc Barché, Clément Schneider, Anna Luif, Arnaud Khayadjanian, Clemy Clarke, Arnaud Simon.
En parallèle de son parcours d’interprète, il aime également inventer ses propres projets, dans lesquels il joue et dont il amène l’idée originale. Sans être metteur-en-scène, il propose à des camarades de mener ensemble une expérience théâtrale, à l’image de Ratschweg, son premier solo, marche-spectacle inspirée du Lenz de Büchner, spectacle répété en itinérance avec la metteuse-en scène Charlie Droesch-Du Cerceau et le dramaturge Pierre Chevalier, au cours d’une traversée des Vosges à pieds entre Strasbourg et le théâtre du Peuple, à Bussang. Il crée ensuite Le Beau Monde au sein d’une compagnie complice, L’École Parallèle Imaginaire, dirigée par Simon Gauchet. Ce spectacle a gagné le prix Impatience 2022 et sera repris en juillet 2023 aux Nuits de Fourvière, au Festival d’Avignon, au 104 en septembre, puis en tournée.
Rémi Fortin fonde la compagnie « Passage d’Animaux sauvages » en 2023, à Lille (Hauts-de-France). Elle est destinée principalement à porter les projets de celui-ci, et de celles et ceux qui l’accompagnent. Acteur-créateur et catalyseur d’équipe, il porte des projets lorsqu’il lui semble avoir une intuition forte.
Il travaille actuellement, en collaboration avec Adèle Gascuel, à la création de son nouveau spectacle, L’usage de la peur, première production de la compagnie prévue pour 2025.
CRéation 2025 - 2026

Dans un futur indéterminé, on a constaté que certaines personnes meurent de peur. Cette épidémie a d’abord été observée chez des lapins, mais elle s’est transmise à de grands mammifères (l’ours, le loup), avant de se transmettre aux humains. Peut-être s’agit-il d’un phénomène de zoonose. Peut-être, au contraire, d’une évolution culturelle liée à nos modes de vie protégés.
En milieu artificiel, la peur a quasiment disparu de nos sociétés. Mais en milieu naturel, elle rôde toujours, et présente un véritable enjeu de santé publique. À force de vouloir se protéger de la peur, peut-être a-t-on désappris à l’affronter, à transiger avec elle, à négocier avec cette émotion parfois considérée comme malvenue.
Un conférencier du « Conservatoire des émotions » se lance alors dans une série d’expérimentations sur le sentiment de peur. Il tente de comprendre ses sources, ses origines et ses manifestations, et pour cela, incarne diverses situations terrifiantes, divers états de peur ou d’horreur. Il essaie d’effrayer son auditoire à travers les stratagèmes qui lui ont été transmis. Il invoque les esprits de ses lointains ancêtres, les somme de se montrer pour nous terrifier.
Entre deux expériences, il tente de comprendre cette émotion, les conditions de son apparition et de sa transmission de génération en génération. Au cours de digressions inattendues et où point une forme de nostalgie, il en vient à se demander ce que les humains ont perdu en tentant d’éradiquer ce sentiment, et s’il ne serait pas souhaitable qu’il ressurgisse un jour…
Peut-être, d’ailleurs, que les ancêtres de Pierre Ménard finiront par se manifester au cours de la conférence, pour venir le hanter, charriant avec eux leur lot de terreurs ancestrales, de traumatismes hérités, de peurs refoulées.
conception et jeu Rémi Fortin
co-écriture et renfort plateau Adèle Gascuel
regard extérieur et scénographie Simon Gauchet
régie générale, plateau et jeu Romain Crivellari
costumes Violaine De Maupeou
lumière Auréliane Pazzaglia
son Nathan Bernat
Création collective
Production déléguée : Compagnie Passage d’animaux sauvages
Coproduction : Culture Commune – Fabrique Théâtrale scène nationale du Bassin minier du Pas-de-Calais, Théâtre Public de Montreuil, Centre Dramatique National, La Rose des Vents, Scène Nationale de Villeneuve d’Ascq, Théâtre Sénart-scène nationale – EPCC, Les Célestins, Théâtre de Lyon (en cours).
Avec le soutien des équipements culturels de la Ville de Lille, le CENTQUATRE-PARIS, Collectif FAIR-E / CCN de Rennes et de Bretagne
Répertoire en tournée
Le Beau Monde esquisse un futur dont nous ne connaissons pas encore le nom. De génération en génération, des acteurs et actrices se transmettent à l’oral le souvenir et les traces du XXIe siècle. Lors d’un rituel avec le public qui a lieu tous les soixante ans, ils partagent cette archéologie de notre présent. Qu’est-ce qu’un baiser ? Un slow ? Un vote à main levée ? Que racontent de nous ces gestes, ces coutumes et ces habitudes qui peuplent nos quotidiens sans que nous n’y prenions garde ? Quarante-six fragments retrouvés de l’ancien monde, reproduits dans le nouveau.
« Depuis l’Antiquité, le théâtre a toujours convoqué les fantômes, grands héros ou antiques victimes. Les voir ici invoqués par de jeunes comédiens à la maladresse, à la naïveté volontaires, aux costumes ostensiblement à l’envers — comme s’ils voulaient retourner notre présent comme un gant — distille un charme tout ensemble drôle et émouvant. » Fabienne Pascaud – Télérama
« Avec ironie et tendresse, le trio de comédiens rejoue nos tics, nos codes, nos obsessions, nos idées reçues mais aussi nos sentiments, nos joies, nos peines… déformées par la distance et l’oubli. Le rire le dispute à la mélancolie et à la nostalgie. » Philippe Chevilley – Les Echos
création collective Arthur Amard, Rémi Fortin, Simon Gauchet, Blanche Ripoche
sur une idée originale de Rémi Fortin
avec Arthur Amard, Rémi Fortin, Blanche Ripoche
regard extérieur et scénographie Simon Gauchet
assistanat à la mise en scène Matthieu Salmon
musique Arthur Amard
accompagnement technique et régie générale Michel Bertrand
construction du gradin Guénolé Jézéquel
céramiste Elize Ducange
regard costumes Léa Gadbois-Lamer
Production L’École Parallèle Imaginaire
Co-production Nouveau Théâtre de Montreuil – CDN, Théâtre de Lorient – CDN, TAG Grigny. Accueil en résidence Théâtre La Paillette, Théâtre de Bécherel.
Avec le soutien de la ville de Rennes, Rennes Métropole, la Région Bretagne et le conseil département d’Ille-et-Vilaine, L’entre-deux – Scène de Lésigny.
Ce projet a reçu l’aide à la création du Ministère de la Culture –DRAC Bretagne
Rémi Fortin a reçu le prix du jury du festival Impatience 2022 avec son premier spectacle « Le Beau monde », produit par la compagnie de Simon Gauchet, L’Ecole Parallèle Imaginaire.
Production déléguée : cie Passage d’Animaux sauvages (cie en cours de structuration) ; montage de production en cours.

CALENDRIER LE BEAU MONDE
DATES PASSÉES

Rémi Fortin a reçu le prix du jury du festival Impatience 2022 avec son premier spectacle « Le Beau monde », produit par la compagnie de Simon Gauchet, L’École Parallèle Imaginaire.