COMPAGNIE LÉGENDES URBAINES
DAVID FARJON
David Farjon développe depuis ses débuts une pratique théâtrale s’inscrivant dans une démarche collective.
En 2011, il co-fonde avec Zoumana Méïté la Cie Légendes urbaines et crée en 2013 Comme si j’étais en quelque sorte amoureux de ces fleurs-là. En 2016, il crée Ce que je reproche le plus résolument à l’architecture française c’est son manque de tendresse puis Et c’est un sentiment qu’il faut déjà que nous combattions je crois, en 2019.
A partir de 2018, il entame un cycle de recherche autour des liens entre théâtre et culture Hip-Hop. Il imagine des soirées HTC, des formes festives et performatives où se rencontrent au plateau des artistes Hip-Hop et des comédien.ne.s.
Il crée en 2023 Le Monde de demain, quoiqu’il advienne nous appartient, une fresque théâtrale autour de la culture Hip-Hop.
Il créera en 2027 nous nouveau spectacle GUETTO(S) au Studio Théâtre de Vitry.
La compagnie est conventionnée par la DRAC Ile-de-France et soutenue par la Région Ile-de-France au titre de l’aide à la permanence artistique et culturelle.
La compagnie est conventionnée par la DRAC Ile-de-France et soutenue par la Région Ile-de-France au titre de l’aide à la permanence artistique et culturelle.
CRÉATION 2027
Depuis sa création, la Cie Légendes Urbaines explore « la banlieue », ses récits, ses représentations et ses mythes. Ce travail s’est nourri à la fois de discours (urbanisme, sociologie, art…) et de paroles collectées sur des territoires traversés.
Le terme de ghetto, à la fois polémique et poétique, constitue le point de départ de cette nouvelle recherche. Mot aux origines floues, tantôt « ce qui sépare » en hébreu, tantôt « fonderie » en vénitien, il évoque autant l’exclusion que le regroupement. À partir d’un corpus de ghettos réels – Venise, Lodz, le Bronx, la villa Montmorency, la Cité de la Muette – le spectacle imaginera un cheminement sensible d’un ghetto à l’autre, une chimère destinée à bousculer nos représentations de la ville et de la marge.
Le spectacle s’ancrera dans une dramaturgie du seuil et du passage, inspirée des « passages » parisiens de Walter Benjamin. En faisant résonner des histoires éloignées dans l’espace et le temps, il s’agira d’expérimenter l’aporie sémantique du mot “Ghetto”. Ce projet invite le spectateur à une errance, un cheminement poétique entre des espaces d’enfermement, à travers une forme fragmentaire, aux sources hétérogènes.
La représentation du ghetto de Lodz sera abordée dans toute la complexité posée par l’impossibilité de représenter la Shoah, en assumant une approche à partir de fragments familiaux, de matériaux parcellaires, porteurs de manque et d’absence. D’autres figures nourriront cette traversée : Jérôme Charyn et Robert Moses pour le Bronx, les Pinçon-Charlot pour Montmorency, Maurice Rotival pour Drancy.
Un dispositif d’ombres portées – artisanat scénique assumé – constituera l’outil principal de représentation. Les ghettos seront envisagés comme espaces de projection, de fantômes, de fragments, dans un plateau poreux et morcelé, traversé par les récits et temporalités. La manipulation directe des ombres par les acteur·ices permet de rendre visible la fabrique de la fiction, dans une démarche politique et poétique.
En tournée
« Le Hip-Hop est une culture dont j’ai hérité car j’ai grandi à une certaine époque – dans les années 80/90 – dans un contexte géographique particulier : la banlieue parisienne. A priori, cette culture qui a façonné en partie mon rapport au monde ne m’a été transmise ni par l’école ni par mes parents. Ma mère détestait le rap. Elle le détestait de façon systématique. Et pourtant… »
En dialogue avec les compositions de DJ Low Cut ; David Farjon construit un récit intime et fragmentaire autour de son rapport à la culture Hip-Hop et au rap comme éléments constitutifs de son identité artistique et théâtrale.
« Davis Farjon brasse ses sources et ses rêves, il se fait conteur et rappeur, amoureux des mots, de la rime et du flow. Il prend le micro en solo pour faire acte de filiation et de réconciliation, et tracer les lignes d’un autoportrait d’artiste eeen fils du hip-hop. On est cueilli, littéralement. » Marie Plantin – Sceneweb
Texte et mise en scène David Farjon
Avec David Farjon et DJ Low Cut
Technique Jérémie Gaston-Raoul
Collaboration artistique Sylvain Fontimpe
Production Cie Légendes Urbaines
Coproduction EPT12 – Grand Orly Seine Bièvre
Soutiens Les Bords de Scènes, Théâtre Jacques Carat
CALENDRIER
DATES PASSÉES
